Les relations bilatérales

La France joue un rôle important dans le processus de rapprochement du Monténégro vers l’Union européenne. Elle l’accompagne, avec ses partenaires européens, dans ses nombreuses réformes structurelles.

L’adhésion à l’Union européenne constitue un objectif constant du pays. Le Monténégro est aujourd’hui le plus avancé parmi les pays candidats.

Les liens bilatéraux entre la France et le Monténégro sont resserrés, avec la mise en place, en janvier 2018, de consultations politiques renforcées.

La France et le Monténégro : un dialogue politique renforcé

Les relations bilatérales sont denses et régulières. Ainsi, au cours de ces dernières années, un certain nombre de visites et d’entretiens ont eu lieu entre autorités françaises et monténégrines :

  • 23 au 25 mai 2018 : les Sénateurs Simon Sutour et Claude Kern, respectivement Vice-président et membre de la Commission des affaires européennes du Sénat, ont effectué une visite à Podgorica. L’objectif de cette visite était de faire le point sur les avancées significatives réalisées par le Monténégro en matière d’adhésion à l’Union européenne.
  • 12 juin 2018 : le ministre de la défense Pedrag Boskovic s’est entretenu avec la ministre des Armées, Mme Florence Parly, en marge du salon Eurosatory.
  • 31 janvier 2018 : la directrice de l’Europe continentale du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, Mme Florence Mangin, s’est rendue à Podgorica, dans le cadre des consultations politiques. Elle s’est entretenue avec quatre ministres : éducation, affaires intérieures, affaires extérieures, affaires européennes et le secrétaire d’Etat à la défense.
  • 25 novembre 2017 : le Ministre de la Justice du Monténégro, Zoran Pazin, à l’occasion de sa visite à Paris pour une étude de l’état-civil français, s’est entretenu au Sénat avec la Sénatrice Hélène Conway-Mouret. Il a également pu visiter le palais du Luxembourg et assister à une séance d’examen d’un projet de loi.
  • 20 octobre 2017 : Mme Hélène Conway-Mouret, Sénatrice des Français établis hors de France, a effectué une visite au Monténégro, sa première dans ce pays. Elle s’est entretenue avec M. Srdan Darmanovic, ministre des Affaires étrangères, M Ivan Brajovic, président du Parlement, M. Genci Nimanbegu, Vice-président du parlement et Président du groupe d’amitié Monténégro-France, M. Zoran Pazin, Vice-premier ministre et ministre de la justice.
  • 5 septembre 2017 : la Ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, Mme Nathalie Loiseau, a rencontré son homologue, M. Aleksandar Pejovic, en marge du Forum stratégique de Bled.
  • 1er juin 2016 : M. Aleksandar Pejovic, Secrétaire d’Etat, négociateur principal du Monténégro pour l’adhésion à l’UE, a été reçu par M. Harlem désir, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.
  • 4 juillet 2016 : le Monténégro, dont la délégation était menée par le Premier ministre Djukanovic, a pris part au Sommet de Paris sur les Balkans-occidentaux.
  • 1er juin 2015 : le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration européenne, Igor Luksic a été reçu à Paris par M. Harlem Désir, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.
  • 10 décembre 2014 : le Président de la République a reçu le Premier ministre, M. Milo Djukanovic, à l’occasion d’une visite officielle en France de ce dernier.
  • 9 et 10 octobre 2013 : M. Dusko Markovic, Vice-premier ministre et Ministre de la Justice du Monténégro, a effectué une visite en France. A cette occasion, il a été reçu par M. Thierry Repentin, Ministre délégué en charge des Affaires européennes et par Mme Christiane Taubira, Ministre de la Justice, avec qui il a signé une Déclaration commune sur la coopération franco-monténégrine en matière de justice.

La France accompagne le Monténégro sur la voie de l’Union européenne

La France prend toute sa part à cette coopération constructive entre l’UE et le Monténégro : elle accompagne ces réformes, par son expertise, en particulier pour la modernisation des administrations, la gestion des collectivités territoriales, l’agriculture, l’appui au commerce extérieur, et pour la protection de l’environnement.

Notre coopération a été formalisée dans le cadre d’une « Feuille de Route » bilatérale signée le 18 décembre 2009, qui liste les priorités de notre action. Dans le cadre de « nouvelle approche » des négociations d’adhésion à l’UE (rôle central des chapitres 23 et 24, sur l’Etat de droit), un expert technique international français a été détaché auprès du Ministère de l’intérieur monténégrin, afin d’aider celui-ci à la mise en œuvre du chapitre 24
(« justice, liberté et sécurité »).

Ces dernières années, les échanges opérationnels et techniques entre les polices française et monténégrine se sont renforcés grâce à des relations très soutenues et en totale confiance avec l’attaché de sécurité intérieure du poste.

La langue française comme lien culturel affectif

L’adhésion du Monténégro en octobre 2010, à l’issue du XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse), à l’Organisation Internationale de la Francophonie, en qualité d’observateur, est venue renforcer les perspectives de l’usage du français au sein de la diplomatie et de l’administration monténégrines. A cet égard, l’OIF et le Monténégro ont signé, le 12 mai 2011 à Podgorica, un mémorandum relatif à la mise en œuvre d’un programme de formation au français dans l’administration monténégrine, mené en partenariat avec la Communauté française de Belgique, le Grand-duché de Luxembourg et la France.

En outre, l’Ambassadeur a signé le 28 juin 2011, avec le ministre monténégrin de l’Education, un arrangement administratif en faveur de la promotion de l’enseignement du français dans le système scolaire et universitaire, renouvelé le 31 janvier 2018.

L’inauguration de l’Institut français du Monténégro (ex centre culturel) le 4 juillet 2011 dans ses nouveaux locaux du centre-ville est venue confirmer cette nouvelle impulsion de notre action au Monténégro. Une école française a ouvert ses portes le 3 septembre 2018 et a été inaugurée officiellement par l’Ambassadrice de France, le 18 octobre 2018.

Les relations économiques franco-monténégrines

L’économie monténégrine est largement dominée par le secteur des services qui représente plus de 70% de la valeur ajoutée en 2017, avec un poids très significatif du secteur du tourisme, qui contribue directement et indirectement à plus de 21 % de la valeur ajoutée brute. La bonne saison touristique de l’été 2017 a permis d’enregistrer une hausse de 16,9% du nombre de touristes pour un revenu total du secteur de 859 M EUR, en augmentation de 7,3 % par rapport à 2016.

Les relations économiques bilatérales sont encore limitées, mais des opportunités existent sur des sujets ciblés, tels que : tourisme (les Français sont la première nationalité touristique de l’UE), énergies renouvelables, environnement, infrastructures, santé. En 2017, les échanges bilatéraux s’élevaient à 32,5 M€ (soit 29,2 M€ d’exportations, pour 3,3 M€ d’importations, solde de +25,9M€).

La France enregistre un excédent commercial avec le Monténégro depuis son indépendance en 2006. Les investissements français se limitent pour l’essentiel à la filiale monténégrine de la Société Générale, implantée à Podgorica depuis novembre 2005 et au parc éolien de Krnovo (Akuo et Proparco), mis en production en novembre 2017. VALGO, entreprise française spécialisée dans les opérations complexes et hautement techniques de désamiantage, déconstruction et dépollution de sites industriels, a remporté, en juin 2018, l’appel d’offres et signé le contrat de dépollution du chantier naval de Bijela, cautionné par la Banque mondiale.

Le cercle d’entreprises France-Monténégro a été créé le 27 novembre 2017 à Podgorica pour favoriser l’implantation et le développement des entreprises françaises au Monténégro et renforcer les liens entre entreprises françaises et monténégrines. Le 9 mai 2018, un contrat de prestation de services entre Business France et le Cercle d’entreprises France-Monténégro, a été signé. Il va permettre de développer encore les activités du Cercle et d’apporter une meilleure connaissance du marché monténégrin aux entreprises françaises.

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